
Le crédit productif publique est un outil économique permettant le développement des nations.
Au premier abord, et d’un point de vue strictement monétaire ou comptable, il semble que cela soit un emprunt. Cependant, du point de vue de l’économie physique, il n’en est rien ! Plus prosaïquement, je dirais qu’il s’agit d’un pari sur l’avenir car tous les projets financés de cette manière n’ont pas forcement été rentables. Le secret de la réussite de cet investissement réside dans une dynamique d’ensemble qui doit être contrôlée par des élus du peuple. Je rassure le lecteur, s’il y a eu des "ratés", le retour sur investissement des réussites les a largement compensés. Quelques exemples de réussites financés par le crédit productif publique : centrales nucléaires, barrages hydroélectriques, TGV, etc.
Les 2 principes du crédit productif publique.Au niveau local, ce système pourrait être utilisé pour financer la construction d’un centre de traitement d’eau potable, de transformation des déchets ou un système de transport de personnes. Il n’est pas question de souscrire un crédit productif publique pour financer les dépenses liées aux fonctionnements administratifs d’une commune ou la construction d’une école. Exemples qui certes respectent le premier principe mais pas le second. Quoi qu’au sujet de l’école, le débat peut être sujet à controverses puisque l’éducation doit permettre de former les futurs travailleurs.
C’est d’ailleurs là un point essentiel et une différence cruciale par rapport aux idées économiques prônées par Keynes. Je résumerais simplement l’idée de Keynes par l’idée de creuser un trou pour le reboucher et ainsi créer plein d’emplois. Le problème est qu’il n’y a là aucun retour sur investissement pour l’économie physique ! D’où les échecs patents de ces politiques économiques. Le new deal de Roosevelt aux USA, le plan Marshall en Europe d’après guerre, les commissaires au plan pendant les trente glorieuses étaient des politiques économiques dirigées orientées vers l’augmentation des capacités physiques de la nation.
Le crédit productif alloué après accord des élus du peuple tels les députés permet donc de financer des projets de développement économique. Cela sous contrôle d’un organisme d’Etat qui à l’époque où il existait était le commissariat au plan. Les taux d’intérêt oscillaient entre 2 et 3 % c’est-à-dire une progression « humaine » bien loin des rendements actuels du secteur financier qui oscillent aux alentours des 30%. Les détracteurs de ce système (et il y en a) affirment qu’on court à l’hyperinflation puisque les élus, sous contraintes électorales font « tourner la planche à billet ». Je leur répondrais simplement : assouplissement quantitatif et de manière plus prosaïque de regarder ce que dénonce le Bureau des Règlements Internationaux. A savoir qu’il n’y a jamais eu autant de monnaie en circulation par rapport aux biens physiques existants. Or, cela fait 40 ans environ que les états n’émettent plus de monnaie ! Alors, ce n’est pas hyper inflationniste l’émission par les banques privées ? En plus, mon banquier est sympathique mais je ne vote pas pour lui ! Alors que si l’élu dérègle l’économie, la sanction des urnes s’applique !
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